A lire dans notre numéro de décembre

(Vous trouverez le texte en français au-dessous de la version en allemand)

dsc_8973Bretter vom «Houzwurm»

Fritz Hiltbrunner (27) ist Vizepräsident der Sektion Emmental-Oberaargau und Chauffeur mit Leib und Seele. Wir «halfen» ihm beim Abliefern von Schnittholz.

Wettertechnisch verspricht der erste November ein schöner Tag zu werden, geographisch auch: Fritz Hiltbrunner (27), seit sieben Jahren angestellt bei der samotrans, einer Tochterfirma der Schürch&Co AG, fährt heute eine Tour ins Berner Oberland, ins Simmental. Noch ist es dunkel, als er um 5.30 Uhr von seinem Standort in der Sägerei Schürch mitten in Huttwil losfährt – mit seinem leicht betagten, offenen DAF-Anhängerzug, der beladen ist mit Schnittholz. Dass das Fahrzeug offen ist, sei ein bisschen ein Nachteil – «bei Schlechtwetter muss ich das wertvolle Holz, das manchmal schon ofengetrocknet ist, mit der Blache abdecken», sagt Fritz.

dsc_8885DAF, so lerne ich auch gleich, heisse nichts anderes als Das Absolute Fahrzeug. Der XF105.410 hat über 617 000 Kilometer auf dem Tacho stehen, und er strahlt, als ob er neu wäre. Gut gepflegt, das sieht man selbst in der Morgendämmerung, und eingerichtet wie ein Wohnzimmer. Schwarzer Plüsch, weiss ausgepolstert, elegantes Holzlenkrad, DAF-Zierat allerorten. «Das habe ich alles selber gemacht. Da stecken an die 8000 Franken drin, wenn man alles rechnet, auch die Scheinwerferbatterie auf dem Dach, oder die Edelstahltrittbretter», erklärt Fritz, unter Kollegen auch als «Houzwurm» bekannt. «Sowas mache ich in meinen Ferien», meint er. «Ein gut gepflegtes Auto ist für mich Standard. In Sachen Fahrzeugpflege bin ich in der Firma quasi Vorbild». Der HFM-Heckkran sieht neu lackiert aus: «Ihm sah man Gebrauchsspuren deutlich an und den Rost, da musste ich etwas dagegen unternehmen. Auch in meinen Ferien.» Standard, eben. Den Kran indes würde er erst am Ende des Tages brauchen müssen – aber das wusste er zu diesem Zeitpunkt noch nicht. Von Huttwil geht es durchs Entlebuch und das Emmental bis zur Autobahn A6 und von dort ins Simmental.

dsc_8928In Erlenbach der erste Stopp: Anhänger beim Bahnhof abstellen, mit dem Motorwagen um drei Ecken eine kleine Sägerei im Ort ansteuern: Dort lädt ein Stapler vier «Pack» Fichtenholz – ungehobelte Klotzbretter – ab. Und ist damit leer. Fritz schiebt eine kurze Morgenzigarettenpause ein, und der Himmel über den Bergen ist schon hellblaurosa. Der Tag wird wirklich gut. Den Anhänger angekuppelt und weiter geht es die enge, gewundene Strasse hinauf über Zweisimmen nach Lenk. Selbst ein erfahrener Jungchauffeur wie Fritz muss sich da konzentrieren. Der Platz der Sägerei, die er beliefern soll, ist voll belegt: Tonnenweise Baumstämme. Das zwingt den Houzwurm» zu einem komplizierten Rangiermanöver, damit der Seitenstapler an den Anhänger herankann um sechs Pack Lärchenholz vom Hänger zu heben. Obwohl es schon acht Uhr ist, ist es eiskalt – 0,5 Grad. «Wir sind eben in den Bergen.» Danach fahren wir mit dem um einige Tonnen erleichterten DAF zurück über Zweisimmen in den Ferienort Gstaad. Auch des Houzwurms Job fühlt sich jetzt ein bisschen wie Ferien an. Eine Sägerei in der Dorfperipherie bekommt die letzten Holzpakete, während es endlich wärmer wird. Ein bisschen müssen wir das Znüni ders Staplerfahrers abwarten, bis abgeladen werden kann. Die Lieferpart ist damit abgeschlossen, bis auf zwei Bündel Stapelhölzer, die in den Sägereien zwischen die zugeschnittenen Bretter gelegt werden, damit sie immer schön Luft bekommen. Sie sind quasi Leergut, das den Sägereien zurückgegeben wird. Die Zielsägerei liegt in Röthenbach im Emmental. Fritz stellt seinen Lastzug auf einem Schotterplatz gegenüber der Sägerei ab und klappt schon mal die Seitenläden an Motorwagen und Anhänger herunter: «Jetzt machen wir erst einmal Mittag.» Nach der Pause sind die Holzrugel schnell ab- und die acht Bund Klotzholz aufgeladen, die – zurück bei Schürch – dort erst einmal in den Ofen zum Trocknen kommen um dann neu konditioniert, dh. sortiert und neu gestapelt zu werden. Während der Fahrt zurück nach Huttwil erreicht Fritz ein Anruf der Dispo: «Du solltest noch die Palme vor unserem Büro und einen Olivenbaum im Garten des Chefs aufladen und in die Gärterei zum Überwintern bringen. Dann kannst Du für morgen vorladen.» «Es gibt immer wieder solche Überraschungen», sagt Fritz. «Das macht ja meine Arbeit so interessant und abwechslungsreich. Einen Kraneinsatz haben wir heute also auch noch.» Während danach bei Schürch Ahornholz-Stapel geladen werden, erklärt Fritz die Verwendung des Ahornholzes: Daraus werden «Girolles» gefertigt, die Rundschaber für den «Tête des Moine» (Mönchskopf), mit denen man diese Käserosetten macht.» (hps)

Du bois pour la célèbre Girolle

front_8875Fritz Hiltbrunner (27 ans), vice-président de la section Emmental-Oberaargau des Routiers Suisses, se consacre corps et âme à son métier de chauffeur. Nous l’avons ­suivi pendant toute une journée.

En ce 1er novembre, les prévisions météorologiques sont plutôt bonnes et ça tombe bien car la tournée de Fritz Hiltbrunner, qui travaille depuis sept ans chez Samotrans, une filiale de Schürch&Co, nous conduira aujourd’hui dans le Simmental. Il est 5h30 et il fait encore nuit lorsque Fritz quitte la cour de la scierie Schürch à bord de son DAF chargé de bois de sciage.

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Le fait que son attelage soit ouvert constitue parfois un inconvénient: «Lorsqu’il fait mauvais temps, il faut que je recouvre mon précieux chargement au moyen d’une bâche car ce bois a été préalablement séché», explique-t-il. Par la même occasion, j’apprends que, pour Fritz, DAF signifie Das Absolute Fahrzeug que l’on peut traduire par le meilleur camion en absolu! Son XF105.410 a déjà 617 000 km, mais il brille comme un sou neuf. Même s’il fait encore sombre, on voit tout de suite qu’il est très bien entretenu et que sa cabine est aménagée comme un salon. Velours noir, inserts blancs, volant en bois et décorations DAF un peu partout.
dsc_8824«J’ai tout fait moi-même. Si l’on prend en compte la batterie de feux supplémentaires installés sur le toit et les marchepieds chromés, il y en a bien pour 8000 francs», relève Fritz. «C’est le genre de choses que je fais pendant mes vacances car, pour moi, rouler avec un véhicule soigné fait partie des conditions de base. Dans ce domaine, c’est un peu moi la référence dans l’entreprise.». La grue HFM qui équipe son camion a été repeinte: «Comme elle présentait des traces de rouille, il fallait que je fasse quelque chose pour lui redonner un coup de jeune.» A ce moment-là, Fritz ne savait pas encore que cette grue allait lui rendre service à la fin de sa journée. En partant de Huttwil, nous avons traversé ­l’Entlebuch et l’Emmental avant de rejoindre le Simmental. Premier arrêt à Erlenbach: déposer la remorque à la gare, puis se rendre auprès de la petite scierie de la localité: une fois arrivé sur place, le camion est déchargé au moyen d’un élévateur qui descend des plots de menuiserie en épicéa. Maintenant que son camion est vide, Fritz s’octroie une petite pause cigarette pendant que le ciel commence à devenir bleu et rose: la journée s’annonce bien.

dsc_8843Après avoir repris sa remorque, notre chauffeur reprend la route en direction de la Lenk en passant par Zweisimmen. Sur une telle route, même un chauffeur expérimenté comme Fritz doit se concentrer. Le site de la prochaine scierie n‘est guère abordable: il y a des troncs d’arbres partout, ce qui l’oblige à faire quelques manœuvres compliquées afin que l’élévateur à fourches latérales puisse décharger les six «packs» de plots en mélèze qui se trouvent sur la remorque. Bien qu’il soit déjà 8 h, il fait encore froid: –0,5 degré. Nous sommes bel et bien en montagne!
C’est allégés de quelques tonnes que nous poursuivons vers Gstaad. Avec un tel décor, le travail de notre chauffeur ressemble un peu à des vacances! Une scierie située à la périphérie du village reçoit les derniers paquets de bois alors qu’il commence à faire un peu meilleur. Nous devons attendre que le conducteur de l’élévateur ait terminé sa pause avant de pouvoir décharger le solde de notre chargement.

dsc_8945La partie «livraison» de notre tournée est maintenant terminée. Notre prochain client se trouve à Röthenbach im Emmental. Fritz parque son attelage sur une place située en face de la scierie, puis descend les ridelles du camion et de la remorque: «C’est l’heure de la soupe», me lance-t-il. Après la pause, les huit paquets de planches sont rapidement chargés afin d’être séchés dans le four de la maison Schürch qui va ensuite les trier, les empiler et les reconditionner. Sur le trajet du retour, Fritz reçoit l’appel suivant de la part du disponent de Samotrans: «Il faudrait que tu viennes chercher les palmiers qui se trouvent devant notre bureau, ainsi qu’un olivier dans le jardin du patron pour les emmener sur leur lieu d’hivernage. Ensuite, tu pourras charger ta tournée de demain.»
«Voilà, il y a toujours des surprises», me fait remarquer Fritz. «C’est ce qui rend mon travail si intéressant et varié. Grâce à cette mission, je vais pouvoir utiliser la grue.» Pendant que l’on charge des piles de planches d’érable sur son camion, Fritz m’explique que ce bois est utilisé pour fabriquer la Girolle qui permet de râcler le célèbre fromage «Tête de Moine» et de faire des rosettes de fromage aussi belles que des fleurs! (hps)

 

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A lire dans notre numéro de novembre

(Der Text auf Deutsch finden Sie unten)

«C’est le métier dont j’ai toujours rêvé»

img_9161Dylan Zanni (23 ans) travaille pour Yerly Transports à La Roche (FR). Conduire des camions est le métier qu’il a toujours rêvé d’exercer en étant enfant. Nous l’avons suivi pendant toute une journée de travail.

Dylan Zanni aime les voitures et est ­d’ailleurs titulaire d’un CFC de mécanicien «en maintenance d’automobiles». Sa préférence va cependant aux camions qu’il a côtoyés dès son plus jeune âge en accompagnant son grand-père, Bernard Yerly, puis son oncle, Christian Yerly, qui sont respectivement le fondateur et le directeur de Yerly Transports à La Roche, l’entreprise fribourgeoise pour laquelle il travaille depuis 2013.

«J’aime bien me rendre en Valais»

«J’ai toujours baigné dans les camions et j’aimais beaucoup accompagner mon grand-père pendant les vacances scolaires», explique Dylan Zanni. Et si ses parents ne sont pas directement liés au monde des poids lourds, ils le sont de façon indirecte étant donné qu’ils tiennent l’Auberge du Chêne à Chénens (FR), non loin de Romont, un établissement qui est membre des relais des Routiers Suisses.

Mis à part les camions, Dylan Zanni aime aussi le Valais: «Les paysages y sont magnifiques, il n’y a pas trop de circulation et il y a de nombreuses endroits où l’on peut laisser la remorque», précise-t-il. Cela tombe bien, la mission qui a été confiée à notre jeune chauffeur, le jour où nous l’avons accompagné, consistait justement à se rendre en Valais pour y acheminer différentes cargaisons de matériel d’isolation pour de nouveaux immeubles à Martigny ou des bâtiments à rénover, à Fully et à Sion.

De splendides paysages

img_9156Notre rendez-vous est fixé à 5h30. «J’adore mon métier et, le matin, je suis content d’aller travailler. Pour moi, c’est l’un des plus beaux métiers du monde. J’adore rouler et certains paysages sont parfois splendides. Cela a notamment été le cas à la fin du mois de juin où j’ai dû aller chercher des marchandises au sud de Venise», relève Dylan Zanni. Ce voyage a été d’autant plus beau qu’il a pu l’effectuer en compagnie de son amie et qu’il a pu l’agrémenter d’une petite journée à la plage. Le franchissement du col du Simplon, sous un magnifique ciel bleu, et les routes au bord de la mer ont par ailleurs été de toute beauté.

Les crêtes des Dents-du-Midi, teintées de rose juste avant 7 heures, lorsque nous avons accompagné notre jeune chauffeur en Valais, n’étaient pas mal non plus. Et à l’agrément des yeux s’ajoutait également l’agrément du confort du Renault T480, pratiquement flambant neuf étant donné qu’il n’avait que deux mois le jour de notre reportage. «Je suis très reconnaissant envers mon patron de me l’avoir confié», relève Dylan Zanni. «C’est vraiment un excellent camion, qui plus est aménagé comme nous le souhaitions avec une superstructure et une remorque élaborées sur mesure, respectivement par le garage B&W utilitaires à Givisiez (FR) et la carrosserie Zahnd à Plaffeien (FR). Le moteur de 480 ch, à la fois puissant et économique, s’avère par ailleurs particulièrement silencieux.» Dans ces conditions, nous arrivons à Martigny, Fully et Sion frais et dispos.

«L’un des plus beaux métiers du monde»

img_9164Les différents déchargements de matériel d’isolation fabriqué par Swisspor se passent sans le moindre problème dans les trois localités mentionnées ci-dessus. L’accès dans un des quartiers résidentiels de Fully a certes nécessité plusieurs marches arrière où Dylan Zanni a surveillé ses rétroviseurs avec encore plus d’attention que d’habitude, mais toutes les manœuvres ont finalement été menées à bien avec beaucoup de dextérité. La suite de la journée a permis d’effectuer trois ravitaillements. Deux concernaient celui du camion sur lequel on a chargé du matériel d’isolation aux succursales de Swisspor, tout d’abord à Tourtemagne et ensuite à Châtel-St-Denis. Quant au troisième ravitaillement, il concernait le chauffeur et son accompagnant d’un jour au restoroute du Chablais…

En attendant l’assiette du jour, Dylan Zanni a dressé le portrait suivant de sa profession de conducteur de poids lourds: «C’est un très beau métier même si, parfois, on est très fatigué, une fois rentré à la maison. Les premiers mois, de retour de Genève, je m’endormais directement le soir. Cela en raison de la fatigue accumulée en déchargeant des paquets d’éléments isolants que l’on ne pouvait pas déplacer avec le transpalette et de la concentration exigée non seulement sur autoroute mais également en ville avec des cyclistes qui se faufilent entre les véhicules en prenant souvent beaucoup de risques. Les avantages du métier sont cependant nettement plus nombreux que les inconvénients.» C’est certainement pour cette raison que notre jeune chauffeur le classe parmi «les plus beaux du monde»! (Laurent Missbauer)

«Von diesem Beruf habe ich immer geträumt»

img_9143Dylan Zanni (23 jährig) arbeitet bei Yerly Transports in La Roche (FR) und schon als Kind träumte er davon, dereinst Lastwagen zu fahren. Wir begleiteten ihn während eines seiner Arbeitstage.

Dylan Zanni liebt Autos und hat deshalb eine Berufslehre als Automobil-Fachmann absolviert. Seine Leidenschaft gehört jedoch dem Lastwagen. Schon als kleiner Bub begleitete er seinen Grossvater, Bernard Yerly, dann seinen Onkel Christian Yerly, Gründer, bzw. Leiter des freiburger Transportunternemens Yerly in La Roche, für welches er seit dem Jahre 2013 arbeitet.

 «Ich fahre gerne ins Wallis»

«Ich war schon immer gerne um Lastwagen und liebte es, während der Schulferien meinen Grossvater auf seinen Touren zu begleiten», lässt uns Dylan Zanni wissen. Auch wenn seine Eltern nicht direkt mit dem Transportgewerbe verbunden sind, besteht zumindest ein enger Bezug, indem sich in ihrer Auberge du Chêne in Chénens (FR), nicht weit von Romont, einem Relais Routiers Suisses, tagtäglich Chauffeure zu einem währschaften Essen oder einem Pausenkaffee einfinden.

Ausser seinen Lastwagen ist Dylan Zanni Fan vom Wallis: «Die Landschaft ist wunderbar, es hat nicht so viel Verkehr und viele Stellen wo man den Anhänger abstellen kann», meint er. Dies trifft sich gut, denn am Tag als wir ihn begleiten durften, führte seine Tour ins Wallis, mit einer Fuhre Isolationsmaterial für Neubauten in Martigny und Renovationen in Fully und Sion.

Wunderschöne Landschaften

img_9155Wir treffen uns um 5h30. «Ich liebe meinen Beruf und freue mich jeden Morgen auf den kommenden Arbeitstag. Für mich ist es einer der schönsten Berufe überhaupt, schöne Landschaften zu durchqueren, so wie zum Beispiel im vergangenen Juni, als ich südlich von Venedig Waren abzuholen hatte», schwärmt Dylan Zanni. Diese Reise gestaltete sich umso angenehmer, indem ihn seine Freundin begleiten durfte. Die Fahrt unter einem strahlend blauen Himmel über den Simplonpass, die Fahrt entlang des Meeres, verbunden sogar mit einem kurzen Abstecher in eines der nahe gelegenen Strandbäder, was will man mehr !

Die durch ein wunderschönes Morgenrot beleuchteten Spitzen der Dents du Midi kurz vor Sieben Uhr auf unserer Fahrt ins Wallis waren allerdings auch nicht ohne ! Zum visuellen Genuss gesellte sich derjenige des Komfortes des praktisch brandneuen Renault T480, seit knapp zwei Monaten in Betrieb. «Ich bin meinem Chef sehr dankbar, dass er ihn mir anvertraute», meint Dylan Zanni. «Es ist wirklich ein hervorragender Lastwagen, ausgerüstet wie wir es gerne wollten, mit einer Superstruktur und einem durch die B&W Nutzfahrzeug-Garage in Givisiez (FR) und der Carrosserie Zahnd in Plaffeien (FR) massgefertigten Anhänger. Der 480 PS Motor, kraftvoll und zugleich sparsam, ist zudem äusserst leise.» In diesem angenehmen Rahmen treffen wir in Martigny, Fully und Sion frisch und ausgeruht ein.

«Einer der schönsten Berufe überhaupt»

img_9142Der Ablad des von Swisspor hergestellten Isolationsmaterials an den drei Bestimmungsorten gestaltete sich ohne die geringsten Probleme. Die Zufahrt zu einer der Neubaustellen in Fully verlangte nach einigen Rückwärtsmanövern, die Dylan Zanni mit viel Geschick jedoch problemlos meisterte. Der Rest des Tages wurde durch drei Aufenthalte bestimmt. Zwei betrafen den Lastwagen, zum Wiederauflad von Isolationsmaterial in den Swisspor Niederlassungen zuerst in Turtmann, dann in Châtel-St-Denis und der dritte galt dem Chauffeur und seinem Begleiter: Verpflegung im Restoroute du Chablais…

Während wir auf den Tagesteller warteten, beschrieb Dylan Zanni den Chauffeurberuf folgendermassen : «Es ist ein wunderschöner Beruf, auch wenn er manchmal sehr ermüdend ist. Während der ersten Monate, zurück aus Genf, schlief ich am Abend sofort ein. Dies nicht nur wegen der Fahrerei, sondern auch wegen der Manipulation von Isolationsmaterialpaketen, die man nicht mit dem Hubwagen abladen konnte. Auch das Fahren selber ist natürlich nicht immer eitel Freude, namentlich im Stadtverkehr, mit den Velofahrern, die sich oft halsbrecherisch zwischen den Motorfahrzeugen durchschlängeln. Aber im Grossen und Ganzen überwiegen die Vorteile die Nachteile bei weitem.» Aus diesem Grunde handelt es sich für unsern jungen Chauffeur um «einen der schönsten Berufe überhaupt»! (Laurent Missbauer)

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A lire dans notre numéro d’octobre

(Vous trouverez le texte en français au-dessous de la version en allemand)

Mit «Juli» auf August-Tour

dsc_2598Chauffeur: Julian Dudli (25), Arbeitgeber: Emil Egger, Standort: Härkingen, Hängerzug-Nummer: 106, Abfahrt: 6 Uhr, Ladung: Stückgut, Tour: Grossraum Biel. Bericht von einem heissen Sommertag im August.
Wenn man durchschnittlich gross ist, muss man zum Jungchauffeur aufschauen – ein Fastzweimetermann. «Julian», stellte er sich vor. «Mein Spitzname: Juli.» Sein Hängerzug stand bereit – beladen. Wir seien heute vor allem «es bitzeli z’Biel unterwegs», bereitete er mich vor, «aber ich würde bei dem Wetter wirklich gerne in den Jura hinauf, wegen der landschaftlichen Schönheit. Kannst Du französisch? Und im Tessin war ich auch noch nie, obwohl ich ganz unterschiedliche Touren fahren darf.» Der Tag versprach wolkenlos und spätsommerlich heiss zu werden. «Überhaupt, ich bin ein Grenzgänger-Typ» schob er nach, «und würde gerne mal Ausland fahren.» Das Fernweh der Jugend? «Deutschland, die Benelux-Länder oder weiter, das wäre mein Ding.» Stattdessen steuerte er seinen nicht mehr ganz neuen, aber gepflegten «MP3» auf die Autobahn Richtung Westen. Die Ladung? Metallisches aller Art, Langware, Palettiertes für ein Bahnunternehmen, Leergut. «Unterwegs müssen wir den Anhänger irgendwo abstellen, sobald er leer ist – hoffentlich finden wir einen Parkplatz. Das ist überhaupt ein grosses Problem im Stückgutverkehr – Stellplätze für Anhänger. Zur Not kann ich immer Silvan Kästli fragen, einen ehemaligen Ausbilder bei Egger und Vorbild – den kann ich jederzeit anrufen. Der weiss immer etwas.» Schliesslich sei er noch frisch in seiner Karriere, meinte Julian, der schon die Lehre als Lastwagenführer bei Emil Egger absolviert hat und nun seit einem Jahr drei Jahr für das renommierte Unternehmen fährt, «da hat man eben noch nicht die Erfahrung.»

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Inzwischen hatten wir Biel erreicht. «Ich muss deine Assistenz anfordern», sagte er, die Anfahrt zum Kunden sei ein bisschen heikel. «Du könntest mich einweisen.» Kein Wunder, das Industriewerk Biel der SBB wurde in einem anderen Jahrhundert erbaut, entsprechend eng die Zufahrt in den überdachten Betriebshof. Er drehte den Hängerzug in einer Querpassage, um vorwärts wieder vom Hof fahren zu können. Eine Palette schwerer Blattfedern kam herunter vom Anhänger. Der nächste Abladeort: ein Werk (Brügg in Biel): Die Zufahrt ok, aber auch hier musste Juli den ganzen Zug drehen, um wieder vorwärts vom Areal fahren zu können. Ich durfte wieder einweisen und kam mir wichtig vor. «Gut gemacht», lobte er. Mich? Der Staplerfahrer lud eine Palette mit Stromabnehmern ab. «Jetzt stellen wir den Anhänger ab.»
dsc_2441Die Suche nach einem Parkplatz gestaltete sich etwas kompliziert, trotz telefonischer Hilfestellung durch  «meinen Rettungspiloten» Silvan. Mitschuld: Die vielen Baustellen im Zusammenhang mit der Umfahrung Biel. Im Industriegebiet klappte es dann, dank der Grosszügigkeit einer Maschinenfabrik, bei der er höflich anfragte. Das Navi speicherte die Koordinaten: «Das ist für die, die vergessen, wo sie ihren Hänger abgestellt haben», grinste er. Überhaupt scheint das moderne Flottensystem mit integriertem Navi eine ausgeklügelte Sache. Anschliessend lieferte er, im selben Industriegebiet, noch ein leichtes Paket von Hand ab. «Wir sind eben auch für spezielles Stückgut zuständig.» Vom Anhänger befreit ging es weiter ins Bieler Seeland, das aufgrund der Abladeorte aus nichts als grösseren und kleineren metallverarbeitenden Betrieben zu bestehen schien. Hier eine Rolle Stahlblech, dort ein Bund sechs Meter langer Alurohre, oder gleich langer Profile aus Aluminium. «Wir verarbeiten im Jahr 2500 Tonnen Stahl- und Kupferblech», meinte der Betriebschef einer mittelgrossen Firma, die Dachrinnen und Blechteile für den Bau herstellt, als Julian eine eineinhalb Tonnen schwere, 33 Zentimeter breite Blechrolle anlieferte.

dsc_2396Zwischendurch musste Juli wieder telefonieren, weil er noch nie bei diesem oder jenem Kunden gewesen war. «Bin eben noch jung im Beruf», entschuldigte er sich, total unnötig. Zuletzt fuhr er nach Kallnach zu einer Eisengiesserei: «Dort laden wir das Leergut ab, 20 Holzboxen und 30 Paletten.» Die normale Zufahrt war wegen Strassenbauarbeiten gesperrt – Juli musste einen kleinen Umweg nehmen.Der Rest des Tages war vom «Einsammeln» bestimmt: «Wir werden in Lyss zwei Paletten mit Uhrenzubehör für die Luftfracht auf den Motorwagen laden, dann holen wir den Anhänger.» Inzwischen war es nach 13 Uhr, Zeit, Mittagspause zu machen. Die Temperatur war auf über 30 Grad angestiegen. Juli parkierte den Lastwagen im Schatten eines neuen Firmengebäude im Industriegebiet Lyss Süd, «dank dem Entgegenkommen dieses Kunden darf ich das», sagte Julian und packte seine Tupperware-Dose aus. Pünktlich 90 Minuten später steuerte Juli den Kunden in Lyss an und bekam zu seiner Überraschung neun statt nur zwei Paletten auf seinen Truck. «Überraschung», meinte er trocken. «Stückgut-Alltag. Zeit, den Anhänger in Brügg zu holen.»  Das letzte Ziel des Tages: Ein Betonwerk in Lüssingen, das Rohre, Schächte und Ablaufrinnen herstellt. Die Sonne glühte vom Himmel, als der Staplerfahrer eine Kiste mit einem Klimagerät vom Anhänger hievte und sie hinter den Luftfrachtpaletten auf dem Motorwagen platzierte, um auf dem Hänger Platz zu schaffen für zehn Paletten mit je drei Schachtringen mit gusseisernem Deckel. Der Anhänger ging in die Knie. «Jetzt» so Julian, «sind wir bereit zur Rückfahrt nach Härkingen. Die Ladung wird morgen weiter transportiert.» Die Klimaanlage des Actros schaffte es gerade so, für eine angenehme Temperatur im Fahrerhaus zu sorgen. «Und, was willst du noch wissen?» fragte mich Julian, der jetzt wieder mehr Zeit zum Reden hatte. (hps)

Toute une journée avec Julian

dsc_2598Lieu et heure de départ: Härkingen, 6h00. Mission: livraison de marchandises dans la région de Bienne. Voici, en style télégraphique, ce qui nous attendait lors de notre journée avec Julian Dudli, jeune chauffeur de 25 ans de l’entreprise Emil Egger SA.

«Mon nom est Julian mais tout le monde m’appelle Juli», nous a dit Julian ­Dudli, en guise de présentation, au début d’une chaude journée d’été. «J’espère avoir un jour l’occasion de rouler à l’étranger.» Envies de voyages liées à sa jeunesse? «L’Allemagne, les pays du Benelux ou même plus loin, ce serait super.» Son chargement du jour? Des produits métalliques de toutes sortes, des marchandises longues, des marchandises sur palettes et des emballages vides. «Dès que la remorque sera vide, il faudra trouver une place de parc pour la déposer.»

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Il s’agit là d’un problème récurrent pour les chauffeurs qui font de la distribution: trouver une place de parc pour la remorque. «En dernier recours, je peux toujours appeler Silvan Kästli, la personne qui formait les apprentis chez Emil Egger, mon modèle. Il a toujours une solution.» Il est vrai que sa carrière de chauffeur vient de commencer même s’il a effectué son apprentissage chez Emil Egger et qu’il roule maintenant depuis un an pour ce transporteur renommé: «Je ne dispose pas encore d’une très grande expérience.»
Nous voilà déjà arrivés à Bienne. «Je vais faire appel à ton aide», me lance-t-il. L’accès permettant de se rendre chez ce client est en effet un peu délicat. «Peux-tu me guider?» Pas de miracle, les ateliers de réparation des CFF ont été construits au siècle dernier, et l’accès à cette cour couverte est particulièrement étroit. Julian doit tourner dans une rue perpendiculaire pour pouvoir se diriger dans cette cour avec son attelage et décharger une lourde palette de ressorts à lames. Prochain lieu de déchargement: une usine à Brügg près de Bienne: même si l’accès est plus aisé, Juli doit manœuvrer avec son attelage avant de ­pouvoir se mettre en position de déchargement. Je le guide à nouveau. «Tu as fait du bon boulot», me lance Julian, visiblement satisfait. Le conducteur de l’élévateur décharge une palette de collecteurs de courant. «Maintenant, nous allons déposer la remorque», m’explique Julian.
dsc_2396Malgré un coup de fil à son «co-pilote de secours Silvan», la recherche d’une place de parc s’est avérée plus compliquée que prévu. Normal, avec tous ces travaux liés à la construction de la route de contournement de Bienne. Nous avons finalement trouvé une place dans la zone industrielle grâce à l’amabilité d’une fabrique de machines auprès de laquelle Julian s’est rendu en demandant s’il pouvait déposer sa remorque ici. Les coordonnées de la place de parc sont entrées dans le système de navigation: «C’est pour ceux qui ne sauraient plus où ils ont déposé leur remorque», rigole-t-il. Dans tous les cas, il semblerait que ce système avec appareil de navigation intégré soit une bonne chose! Il livre ensuite un petit colis dans la même zone industrielle: «Nous assurons aussi la livraison de marchandises spéciales.»
Une fois la remorque déposée, nous parcourons la région du Seeland qui semble être composée uniquement d’entreprises travaillant les métaux. Ici, c’est un rouleau de tôle d’acier que nous déchargeons, là des tubes en alu de 6 m de long ou encore des profils en aluminium, tout aussi longs. «Chaque année, nous traitons plus de 2500 tonnes de tôle d’acier et de tôle de cuivre», explique le responsable de cette entreprise de taille moyenne qui fabrique des gouttières et des pièces de métal pour le domaine de la construction, pendant que Julian décharge un rouleau de tôle mesurant 33 cm de diamètre et pesant 1,5 tonne. Julian doit à nouveau téléphoner car c’est la première fois qu’il effectue une livraison chez ce client. «Il n’y a pas longtemps que je fais ce travail», s’excuse-t-il.
Nous nous rendons ensuite à Kallnach, dans une fonderie: «Nous y allons pour décharger des emballages vides, 20 boxes en bois et 30 palettes.» Comme l’accès à cette fonderie était bloqué en raison de travaux, Julian a dû faire un détour pour se rendre chez son client. Le reste de la journée a été consacré à la collecte de différentes marchandises: «A Lyss, nous chargerons deux palettes de pièces de montres qui seront ensuite expédiées par avion, puis nous irons rechercher la remorque.» Il était alors 13 heures, l’heure de prendre la pause.

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Comme il faisait déjà plus de 30 degrés, Julian a parqué son véhicule à l’ombre d’un nouveau bâtiment construit dans la zone industrielle de Lyss. «Si je me permets de me parquer ici, c’est que je connais ce client», déclare Julian en attrapant la boîte Tupperware contenant son dîner. Nonante minutes plus tard, notre jeune chauffeur se présente chez le client suivant qui lui annonce qu’il y aura neuf palettes, et non pas deux comme cela avait été initialement prévu, qu’il faudra charger sur son camion. «C’est une surprise, voilà à quoi ressemble parfois le quotidien d’un chauffeur dans le service de livraison.» Dernier client de la journée: une usine d’articles en béton à Lüssingen. Le conducteur d’un élévateur arrive vers la remorque, soulève une caisse contenant un climatiseur et la place sur le camion, derrière les deux palettes de pièces de montres afin de faire de la place sur la remorque. En effet, il chargera ensuite dix palettes contenant chacune trois regards en béton accompagnés de leur couvercle en fonte.
La remorque accuse le coup. «Maintenant», relève Julian, «nous pouvons rentrer à Härkingen. Ce chargement sera livré demain». La climatisation de son camion Mercedes Actros nous a permis de bénéficier d’une température agréable dans la cabine. «Et maintenant, qu’aimerais-tu encore savoir?» me lance Julian qui a de nouveau le temps de discuter avec moi. (hps)

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A lire dans notre numéro de septembre

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«C’est un camion qui ne passe pas inaperçu»

Gaëtan Cassano (21 ans) est un jeune chauffeur heureux. Son employeur, Duperrex Transports, lui a confié un Kenworth K100 qui suscite beaucoup d’admiration.

IMG_9068«Je suis doublement heureux. J’exerce le métier dont j’ai toujours rêvé et j’ai la chance de conduire un camion américain qui ne passe pas inaperçu et qui suscite beaucoup d’admiration, aussi bien auprès de mes collègues, qu’auprès des clients ou des personnes rencontrées au hasard d’un arrêt à un relais routier ou sur une aire d’autoroute», explique Gaëtan Cassano, apprenti conducteur de poids lourds de 3e année au sein de l’entreprise vaudoise Duperrex Transports.

Un vrai bonheur
Certains chauffeurs, notamment les inconditionnels de technologie moderne, pourraient faire les difficiles et rechigner à s’installer derrière le volant d’un Kenworth de près de 30 ans avec un 1,5 million de km au compteur. Cela n’est toutefois pas le cas de Gaëtan Cassano. Cela pour au moins deux bonnes raisons, nous explique-t-il en quittant le village de Perroy où sont stationnés les différents camions et véhicules utilitaires de l’entreprise vaudoise Duperrex Transports.

«Devant l’uniformité des véhicules actuels, qu’il s’agisse de camions ou encore plus de voitures où il est parfois difficile de distinguer de loin une VW Golf, d’une Fiat, d’une Peugeot ou d’une Toyota du même segment, c’est un vrai bonheur d’avoir un véhicule qui sort de l’ordinaire», relève notre jeune chauffeur qui parle en connaissance de cause. En plus de travailler avec un Kenworth K100 de 1987, Gaëtan Cassano restaure durant ses loisirs une VW Coccinelle de 1974.

La même profession que son père
IMG_9097La deuxième raison d’apprécier «son» vieux camion américain, c’est qu’il nécessite des qualités qui ne sont pas à la portée du premier chauffeur venu. La boîte Fuller n’est pas synchronisée et l’embrayage est relativement dur, deux handicaps qui ne rebutent nullement Gaëtan Cassano, bien au contraire! «J’adore effectuer le double débrayage et faire en sorte que la boîte ne gratte pas en passant d’un rapport à un autre», avoue-t-il entre ses livraisons qu’il a effectuées, le jour de notre reportage, à Aclens, Aubonne, Gland, ­Lausanne et Yverdon.

Qu’a-t-il transporté et quels clients a-t-il livrés? Pour des raisons de confidentialité, son employeur nous a demandé de rester vagues sur le sujet, ce que nous respectons volontiers étant donné que le sujet principal de notre série consacrée aux jeunes chauffeurs n’est pas le transporteur mais bien le conducteur, en l’occurrence un garçon qui adore son métier, le même qu’exerce son père: «Dès que j’ai eu six ans, j’accompagnais mon papa tous les mercredis après-midi dans ses tournées et il en allait de même pendant les vacances. Je garde un très bon souvenir d’un voyage en Espagne qui avait duré une semaine.»

«Presque trop facile à conduire»
IMG_9078Gaëtan Cassano garde aussi un très bon souvenir du Scania 144 530 – qu’il a conduit pendant un mois chez Duperrex Transports afin d’effectuer son permis remorque – ou du tout nouveau Volvo FH équipé d’une boîte robotisée à double-embrayage qu’il a récemment eu l’occasion d’essayer. Au sujet de ce dernier camion, il n’a cependant pas manqué de relever qu’il était «presque trop facile à conduire» et qu’il offrait «nettement moins de sensations» que son Kenworth qui fume, qui vibre et dont le siège passager, revêtu d’un magnifique cuir rouge typiquement américain, sursaute à chacune des accélérations du moteur 6 cylindres en ligne, un Caterpillar de 430 ch.

Notre prise de notes sur notre calepin n’a ainsi pas été des plus faciles pendant que le camion roulait. Heureusement, les différents feux rouges, notamment en ville de Lausanne, nous ont permis de remettre au propre quelques notes qui seraient rapidement devenues indéchiffrables si nous ne les avions pas corrigées à temps. Un autre défaut a été l’efficacité des deux ventilateurs placés au sommet du pare-brise du Kenworth. Deux ventilateurs que Gaëtan Cassano qualifie non sans humour de «climatisation». Une climatisation pour le moins inefficace lors de la chaude journée du mois de juillet pendant laquelle nous avons suivi le jeune chauffeur de Duperrex Transports. (Laurent Missbauer)

 Encadré 1: Le chauffeur
IMG_9114Né le 10 juillet 1995, Gaëtan Cassano a toujours aimé les camions et a construit de nombreux modèles réduits. Il adore son métier et, parmi les mauvais côtés de la profession, il cite la fin de la journée «quand il faut rendre le camion»: «Je continuerais bien à conduire encore quelques heures, tellement j’aime ça.» Parmi les différents avantages offerts par les Routiers Suisses, il cite la protection juridique. (lm)

Encadré 2: L’employeur
Fondée en 1964 par Charles Duperrex, le père des patrons actuels Yvan et Alain Duperrex, l’entreprise familiale Duperrex Transports a son siège à Ballens (VD). Dénommée Duperrex Frères depuis 1984, elle est active dans les domaines du transport routier, de la logistique et du déménagement. Situé à Perroy (VD), son parc de véhicules comporte 14 camions ainsi que 30 «minitrucks» et utilitaires légers. (lm)

«Ein Lastwagen der auffällt»

Der 21 jährige Gaëtan Cassano ist ein glücklicher Chauffeur. Sein Firma, Duperrex Transports, vertraut ihm einen Kenworth K100 an, der viel Bewunderung auslöst.

IMG_9097«Ich bin doppelt glücklich. Zum einen übe ich einen Beruf aus von dem ich schon immer geträumt habe und zum andern darf ich einen Lastwagen fahren der auffällt und viel Bewunderung auslöst. Nicht nur bei meinen Berufskollegen, sondern auch bei den Kunden oder beliebig andern Personen die ich per Zufall in einem Relais Routiers oder auf einem Rastplatz antreffe», erzählt Gaëtan Cassano, Chauffeurlehrling im dritten Lehrjahr bei der Waadtländer Unternehmung Duperrex Transports.

Ein Glückspilz
Viele Chauffeure, namentlich die Liebhaber moderner Technologien, hätten Mühe am Steuer dieses nahezu 30 Jahre alten Kenworth mit mehr als 1,5 Millionen Kilometern auf dem Zähler. Bei Gaëtan Cassano ist dies nicht der Fall, wie er uns beim Verlassen des Dörfchens Perroy, wo die Firma Duperrex Transports ihre Nutzfahrzeugflotte stationiert hat, erklärt.

«Im Hinblick darauf wie sich die heutigen Fahrzeuge ähneln, ob nun Last- oder Personenwagen – bei letzteren sogar schwierig von ferne festzustellen ob es sich um einen VW Golf, Fiat, Peugeot oder Toyota der gleichen Kategorie handelt – habe ich richtig Glück ein Fahrzeug zu lenken, das den Rahmen des Gewöhnlichen sprengt», hält unser junger Chauffeur fest, der weiss wovon er spricht. Nebst seinem Einsatz mit dem Kenworth K100, Jahrgang 1987, restauriert er in seiner Freizeit einen VW Käfer, Jahrgang 1974.

Wie der Vater, so der Sohn
IMG_9078Der zweite Grund weshalb Gaëtan «seinen» alten Truck dermassen schätzt liegt darin, dass das Lenken recht hohe Anforderungen an den Fahrer stellt. Das Fuller Getriebe ist nicht synchronisiert und die Kupplung relativ hart, zwei Handicaps die ihn nicht etwa abschrecken, im Gegenteil ! «Ich liebe das manuelle Schalten, was ohne Kratzen nur mit exaktem und subtilem Zwischengas möglich ist», vertraut er uns zwischen den Lieferungen an, die uns heute über Aclens, Aubonne, Gland, Lausanne und Yverdon führen.

Was hat er geladen und wen beliefert er ? Aus Vertraulichkeitsgründen hat uns sein Arbeitgeber gebeten, in dieser Hinsicht vage zu bleiben, einen Wunsch den wir gerne erfüllen. Unsere Serie ist ja nicht den Transportunternehmen gewidmet sondern jungen Chauffeuren, heute einem Jüngling der seinen Beruf liebt, denselben übrigens, den schon sein Vater ausübt: «Seit ich sechs Jahre alt war, begleitete ich meinen Vater praktisch jeden Mittwoch Nachmittag und während der Ferien auf seinen Touren. Eine schöne Erinnerung habe ich an eine Fahrt nach Spanien, die eine ganze Woche dauerte.»

«Fast zu einfach zu fahren»
Auch einen Scania 144 530, den Gaëtan Cassano, bevor er sein Permis für Anhänger machte, bei Duperrex Transports während einem Monat fuhr, hat er in guter Erinnerung. Ebenso wie den neuen Volvo FH, ausgerüstet mit einem Doppelkupplungsgetriebe, den er kürzlich ausprobieren durfte. Letzterer sei «fast zu einfach zu fahren» meint er und löse «wesentlich weniger Emotionen aus» als sein Kenworth, der Rauchwolken ausstösst, vibriert und bei dem der typisch amerikanische, mit knallrotem Leder überzogene Beifahrersitz jedesmal zittert, wenn der Sechszylinder Reihenmotor, ein Caterpillar mit 430 PS, beschleunigt.

IMG_9108Es war jedenfalls nicht einfach, sich während der Fahrt Notizen zu machen und nur dank der zahlreichen Ampelstopps, namentlich in Lausanne, gelangen dem Schreiber einige lesbare Notizen. Als weiterer Nachteil erwiesen sich die beiden oberhalb der Stossstange angebrachten Ventilatoren, von Gaëtan scherzeshalber als «Klimaanlage» bezeichnet. Sie waren an diesem heissen Sommertag im Juli, an dem wir den jungen Chauffeur der Firma Duperrex Transports begleiteten, nicht sehr effizient. (Laurent Missbauer)

 Encadré 1: Der Chauffeur
Geboren am 10. Juli 1995, hatten Lastwagen Gaëtan Cassano schon immer fasziniert und er baute deshalb auch zahlreiche Modelle. Er liebt seinen Beruf über alles. Als einen seiner Nachteile bezeichnet er den Feierabend, den Zeitpunkt also, an dem er seinen Lastwagen abstellen muss. «Gerne würde ich jeweils noch einige Stunden weiterfahren, so sehr sitze ich gerne am Steuer.» Unter den verschiedenen Vorteilen die die Mitgliedschaft bei den Routiers Suisses bieten, erwähnt er den Rechtsschutz. (Anm.d.R. : für die Kategorie Lehrlinge im übrigen gratis). (lm)

Encadré 2: Die Firma
Das Transportunternehmen Duperrex Transports, mit Sitz in Ballens (VD), wurde von Charles Duperrex, dem Vater der heutigen Patrons Yvan und Alain Duperrex, im Jahre 1964 gegründet. Seit 1984 umbenannt in Duperrex Frères SA. ist das Unternehmen im Strassentransport, Logisitik und Umzüge tätig. Ansässig in Perroy (VD), umfasst der Fahrzeugpark 14 Lastwagen sowie 30 «minitrucks» und leichte Nutzfahrzeuge. (lm)

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A lire dans notre numéro de juillet-août

(Der Text auf Deutsch finden Sie unten)

Un transport de bouteilles sans embouteillage

IMG_7542Romain Moroni, qui effectue tous les jours le trajet Lausanne-Zurich-Lausanne au volant de son camion, est souvent ralenti par les bouchons. Cela n’a cependant pas été le cas le jour où nous l’avons accompagné.

Le soleil est radieux en ce vendredi 6 mai et la journée s’annonce d’autant plus agréable qu’il s’agit du vendredi de l’Ascension et que de nombreuses personnes ont fait le pont. En toute logique, il devrait y avoir moins de circulation que d’habitude sur le trajet Lausanne-Zurich-Lausanne que Romain Moroni effectue tous les jours. Comme on le verra un peu plus loin, cela a bel et bien été le cas.

Des bouteilles vides et trois abreuvoirs
La mission confiée aujourd’hui à Romain Moroni consistait à aller chercher 23 palettes de bouteilles de Coca-Cola à la succursale de Camion Transport SA à Rümlang, à proximité de l’aéroport de Zurich, et de les transporter jusqu’à Lausanne.

Parti depuis cette dernière localité un peu avant 9 heures du matin, notre jeune chauffeur n’a pas effectué à vide le trajet Lausanne-Rümlang. Dans son Renault Truck Premium aux couleurs de ­Coca-Cola, il transporte des bouteilles vides, non seulement de Coca-Cola, mais également de Fanta, de Sprite et de Valser. A cela s’ajoutent des fûts de Coca-Cola et de Nestea, vides eux aussi, ainsi que trois abreuvoirs pour le bétail. Ces abreuvoirs doivent être déchargés à mi-chemin, à savoir à Berthoud (BE) où Camion Transport SA, l’employeur de Romain Moroni, dispose d’une succursale.

Une véritable passion
IMG_7461En chemin, notre jeune chauffeur a tout loisir de parler de ses occupations préférées, notamment la photographie, et de sa grande passion: les camions. «Déjà quand j’étais enfant, je construisais des maquettes de voitures et de camions. Plus grand, les camions sont devenus une véritable passion. J’étais fasciné – et je lui suis d’ailleurs toujours – par leurs dimensions et par le sentiment de puissance qu’ils dégagent», explique Romain Moroni avec un large sourire.

«Les camions sont en effet nettement plus imposants qu’une voiture et offrent des sensations qui leur sont propres», ajoute-t-il. «Nous sommes par exemple assis plus haut et nous roulons plus lentement, ce qui nous permet de contempler encore mieux les magnifiques paysages qui nous entourent. Cela pour autant bien entendu que les conditions de circulation nous le permettent.» Et en ce vendredi de l’Ascension, elles le permettent largement. Il n’y a par exemple aucun ralentissement, ni lors du contournement de Berne, ni dans la montée du Grauholz et encore moins à l’approche de la sortie d’autoroute qui nous permet de rejoindre Berthoud en admirant au loin l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau dont la blancheur des sommets enneigés se détache dans toute sa splendeur entre le vert des pâturages de l’Emmental et le bleu d’un ciel sans aucun nuage. «Je fais vraiment un beau métier. C’est quand même mieux que d’être enfermé dans un bureau, n’est-ce pas?», nous demande Romain Moroni. Nous lui répondons bien entendu de façon affirmative et enchaînons en lui demandant comment s’est passée sa formation pendant son apprentissage de conducteur de véhicules lourds chez Camion Transport SA.

IMG_7481«J’ai eu un très bon formateur en la personne de Guillermo Agra qui est l’un des quatre formateurs des apprentis chez Camion Transport SA», relève Romain Moroni. «Il a toujours pris le temps de répondre à nos questions et de nous expliquer les différents points relatifs par exemple à l’ADR (Ndlr.: l’Accord européen sur le transport des marchandises dangereuses par la route) ou à l’ordonnance sur le travail de chauffeurs.»

La camaraderie entre chauffeurs
Une fois les 23 palettes de bouteilles de Coca-Cola chargées au site de Camion Transport SA à Rümlang, c’est justement Guillermo Agra qui arrive à son tour. Il accompagnait ce jour-là Samuel Borloz, un apprenti de ­deuxième année, dans sa tournée en Suisse alémanique. Guillermo Agra et Samuel Borloz nous proposent spontanément de faire la route du retour ensemble et d’effectuer une pause avant d’arriver à Lausanne. «J’aime beaucoup la camaraderie qui règne entre chauffeurs», précise Romain Moroni. «Nous sommes seuls toute la journée dans la cabine de notre camion et, du coup, nous apprécions encore davantage de nous retrouver pour une pause, discuter et, pourquoi pas, manger une bonne glace.» Celle dégustée au restoroute de la Gruyère n’avait guère le goût de bouchon…

«C’est la première fois qu’il n’y a pas eu d’embouteillage au tunnel de Gubrist, sur le chemin du retour», se réjouit Romain Moroni. Pour une fois, les bouteilles ont été transportées de Zurich à Lausanne sans le moindre embouteillage. Le fait de rouler le vendredi de l’Ascension, pendant que d’autres sont en vacances, comporte ainsi un certain nombre d’avantages! (Laurent Missbauer)

Ein staufreier Flaschentransport

IMG_7503Romain Moroni fährt jeden Tag die Strecke Lausanne-Zürich und zurück, aufgehalten sehr oft durch ärgerliche Staus. Am Tag als wir ihn begleiteten, war dies allerdings nicht der Fall.

Dieser sonnige 6. Mai kündigte sich doppelt angenehm an, weil an diesem Freitag nach Auffahrt viele Leute die Brücke machen und deshalb wohl mit weniger Verkehr auf der Strecke Lausanne-Zürich-Lausanne, die Romain Moroni jeden Tag zurücklegt, zu rechnen sein wird. Wie sich später zeigte, hat sich diese Annahme als richtig erwiesen.

Leere Flaschen und Tränketröge
Die heutige Mission von Romain Moroni besteht darin, bei der Filiale von Camion Transport AG in Rümlang, in der Nähe des Flughafens Kloten, 23 Paletten Coca-Cola zu laden und nach Lausanne zu überführen.

Kurz vor neun Uhr fahren wir in Lausanne Richtung Rümlang los, allerdings nicht mit einem leeren Lastwagen. In seinem Renault Truck Premium, in den Farben von Coca-Cola, hat er leere Flaschen geladen, nicht nur Coca-Cola, sondern auch Fanta, Sprite und Valser, nebst einigen leeren Fässern Coca-Cola und Nestea sowie drei Vieh-Tränketrögen. Diese müssen auf halbem Weg, in Burgdorf (BE) ,abgeladen werden ; dort unterhält der Arbeitgeber von Romain Moroni, die Firma Camion Transport AG, ebenfalls eine Filiale.

Eine echte Leidenschaft
IMG_7517Unterwegs erzählt uns der junge Chauffeur von seinen Lieblingsbeschäftigungen, allem voran das Fotografieren und, wen erstaunts, von seiner allergrössten Leidenschaft: dem Lastwagen. «Schon als ganz kleiner Bub baute ich Lastwagenmodelle. Älter geworden, wurden die Lastwagen fast zu einer Bessessenheit. Sie faszinierten mich – und das eigentlich noch immer – durch ihre Grösse und ihre Kraft», schwärmt Romain Moroni.

«Die Lastwagen sind wesentlich imposanter als gewöhnliche Fahrzeuge und haben etwas ganz Besonderes an sich», fügt er bei «So sind wir Chauffeure zum Beispiel viel höher postiert, fahren langsamer, was uns erlaubt – unter Respektierung natürlich der Aufmerksamkeit auf das Verkehrsgeschehen – die wunderbaren Landschaften ringsum zu betrachten». Hierzu haben wir an diesem ruhigen Freitag nach Auffahrt, ohne Staus und Stress, weder bei der Umfahrung Bern, noch am Grauholz, ausreichend Gelegenheit. Herrlich, bei der Ausfahrt nach Burgdorf, der Blick auf Eiger Mönch und Jungfrau, deren strahlendes Weiss sich wunderbar vom Grün des Emmentals und dem stahlblauen Himmel abhebt. «Ich habe einfach einen herrlichen Beruf. Ist es nicht viel schöner, als eingesperrt in einem Büro?», fragt er uns. Gerne bestätigen wir ihm dies und fragen zurück, wie seine Ausbildung zum Lastwagenchauffeur bei der Firma Camion Transport AG so abgelaufen ist.

«In der Person von Guillermo Agra, einem der vier Ausbilder bei Camion Transport AG, hatte ich einen ausgezeichneten Lehrmeister», erklärt uns Romain. «Er nahm sich immer Zeit um auf unsere Fragen zu antworten und zum Beispiel die Eigenheiten der ADR (Anm.d.Red.: Verordnung über die Arbeits- und Ruhezeit der berufsmässigen Motorfahrzeugführer) zu erklären.»

Die Kameradschaft unter den Chauffeuren
Kaum waren die 23 Paletten Coca-Cola in Rümlang geladen, traf Gulliermo Agra mit einer Fuhre ein. Er begleitete an diesem Freitag Samuel Borloz, Chauffeur-Lehrling im zweiten Lehrjahr, auf seiner Tour in die Deutsche Schweiz. Spontan schlugen uns Gulliermo und Samuel vor, den Rückweg gemeinsam unter die Räder zu nehmen und vor Lausanne noch eine Pause einzulegen. «Die Kameradschaft unter den Chauffeuren schätze ich ausserordentlich», meint Romain Moroni anlässlich unseres Halts in der Raststätte Gruyère. «In unsern Kabinen sind wir praktisch den ganzen Tag allein und wir schätzen es deshalb sehr, in den Pausen Kollegen anzutreffen, zu plaudern oder, wie jetzt gerade, eine Glace zu essen.»

IMG_7533«Eine so angenehme und staufreie Fahrt habe ich übrigens noch selten erlebt, vor allem der Gubrist stellt ein ewiges Problem dar», beschliesst Romain Moroni. Es scheint, dass es sich beim Freitag nach Auffahrt, wenn wohl die Meisten ein verlängertes Wochenende eingeschaltet haben, um einen attraktiven «Transporttag» handelt! (Laurent Missbauer)

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A lire dans notre numéro de juin

(Der Text auf Deutsch finden Sie unten)

DSC_9273«Bonjour, c’est votre oxygène!»
Les personnes atteintes d’affections pulmonaires ont besoin d’un surplus d’oxygène pour pouvoir respirer correctement. Depuis six ans, c’est Nadja Jutzet, (26 ans), roulant pour la maison «indermühle» (Rekingen), qui leur apporte cet oxygène pour le compte de la Ligue pulmonaire. Son véhicule est basé auprès de la société Messer, à Lenzbourg.

Il est de bonne heure le matin et Nadja se présente devant l’interphone de K.T. à Mägenwil: «Bonjour, c’est votre oxygène!». Nadja Jutzet s’annonce d’une voix fraîche et joyeuse auprès de ce vieux monsieur, afin qu’il lui ouvre sa porte. Elle doit se rendre chez lui une fois par semaine pour remplir son réservoir en inox d’oxygène. Ce réservoir contient 60 litres de ce gaz vital. Afin d’aller le remplir auprès de son véhicule, elle le place sur un diable motorisé lui facilitant la tâche lorsqu’il s’agit de monter des escaliers avec ce chargement. En effet, chez la plupart des «clients», il faut parquer le véhicule à une certaine distance de la porte de l’appartement, de l’ascenseur ou de la cage d’escaliers. A bord de son Sprinter de 4,6 tonnes se trouve un réservoir en inox contenant 990 kilos d’oxygène liquide à usage médical, fixé au châssis. C’est au moyen de ce réservoir que l’on remplit les «bouteilles de gaz» des clients, non sans quelques sifflements. En effet, au moment de remplir le réservoir du client, le reste d’oxygène s’échappe par la soupape de sécurité en générant de gros nuages de vapeur. Il faut compter entre cinq et dix minutes pour remplir une bouteille de gaz, à laquelle on a fixé un récipient contenant de l’eau distillée. L’oxygène traverse ce récipient avant de parvenir dans les organes du patient via un masque respiratoire: «Sinon, l’air inhalé serait beaucoup trop sec», explique Nadja.

Dans le cadre de ce job, Nadja est chauffeuse, mais également «un peu psychiatre et un peu infirmière»: heureusement qu’elle a effectué une formation d’assistante en pharmacie avant de faire son permis poids lourds. Elle discute volontiers avec ses «patients» pendant quelques minutes, en profitant de leur donner quelques conseils en relation avec l’utilisation de leur appareil respiratoire portable, des bouteilles d’oxygène, des tuyaux, dont la longueur ne doit pas déposer 15 mètres … «J’aime le contact avec les gens», me dit-elle, et ça se voit. On voit aussi que ses clients apprécient son contact. Cette vieille dame à Ehrendingen l’attendait avec impatience: elle se plaint de cette bise glaciale qui l’empêche de respirer convenablement et elle est très contente de voir arriver Nadja et sa livraison. Sa réserve d’oxygène est facilement accessible, puisqu’elle se trouve dans le garage de sa maison individuelle. Mais ce n’est pas toujours le cas: à Baden, Nadja doit monter au septième étage d’un immeuble (heureusement pourvu d’un ascenseur). Nadja ne livre pas seulement auprès des clients privés, mais alimente également des homes pour personnes âgées et des EMS, comme c’est le cas ce jour-là, au Sonnenblick (Wettingen), une division du Centre régional de soins de Baden. Cet établissement n’est pas vraiment facile d’accès avec cette rue étroite et pentue qui conduit au bâtiment principal, juste assez large pour le Sprinter. «Il m’arrive parfois de regretter de ne pas disposer d’un véhicule à traction intégrale», soupire Nadja, «surtout en hiver». Au Sonnenblick, elle doit aller chercher des réservoirs à oxygène de 45 litres au dépôt pour les remplir. A peine a-t-elle terminé qu’il commence à y avoir de l’activité sur le site du centre: une ambulance de l’hôpital de Leuggern aimerait quitter les lieux, alors qu’un fourgon arrive pour livrer le dîner et du linge propre, et Nadja doit manœuvrer, ce qu’elle fait sans s’énerver, avant de se diriger sur la prochaine destination. Arrivée à Kleindöttingen, Nadja livre de l’oxygène à trois clients domiciliés à des adresses différentes. Chez la dernière cliente de Kleindöttingen, qui habite dans un immeuble locatif sans ascenseur, elle utilise le diable motorisé. Il faut reconnaître que cette aide est la bienvenue, surtout lorsque l’on sait qu’en fonction de leur contenance, ces bouteilles d’oxygène pèsent entre 90 et 100 kilos.

Son «transporteur d’oxygène» se dirige ensuite sur Zurzach, où il faut livrer de l’oxygène à deux clients. Le premier habite dans un immeuble locatif (avec ascenseur) situé à la Salzstrasse. Depuis le cinquième étage, il observe Nadja remplir sa bouteille d’oxygène. La livraison suivante s’effectue dans un joli chalet aux volets rouges, entouré d’un jardin bien entretenu et situé en dessus de la localité de Zurzach. Un quart d’heure après notre arrivée, la bouteille est pleine et tout le système est raccordé. Entretemps, Nadja m’explique le fonctionnement d’un appareil à oxygène portable, qui permet à son propriétaire de quitter son domicile pendant un certain temps, lui offrant ainsi un peu de liberté et d’indépendance. Le patient peut connecter lui-même cet appareil au réservoir principal pour le remplir. Cet appareil suffit pour assurer une autonomie de quelques heures au patient: «Nous fournissons aussi ce type d’appareil».

Et nous voici arrivés chez le dernier client de la journée: le home pour personnes âgées de Siggenthal. «C’est ici que je dois livrer les quatre bouteilles de deux litres que j’ai chargées ce matin chez Messer à Lenzbourg». (hps)

«Grüezi, Sauerstoff»
DSC_9365Lungenkranke brauchen zusätzlichen Sauerstoff zum Atmen. Er wird ihnen gebracht – von Nadja Jutzet, (26) die seit sechs Jahren für «indermühle» (Rekingen) fährt. Auftraggeber: Die Lungenliga. Der Standort des Fahrzeugs: Messer Lenzburg.

Aus der Gegensprechanlage von K.T. in Mägenwil tönt es am Morgen in der Früh: «Grüezi, Sauerstoff!» Frisch und fröhlich meldet sich Nadja Jutzet bei dem älteren Herrn an, damit er die Tür öffne. Sie möchte seinen Edelstahlbehälter mit Flüssigsauerstoff auffüllen, bei ihm – wie immer – einmal jede Woche. Der Behälter fasst rund 60 Liter des lebenswichtigen Gases. Sie packt ihn auf einen elektromotorisierten Sackrolli, der beim Treppensteigen eine unverzichtbare Hilfe ist. Denn bei den meisten «Kunden» geht es vom Fahrzeug oft viele Meter bis zur Tür und zum Lift, aber auch oft treppauf oder treppab, mal mehr, mal weniger. In ihrem 4,6-Tonnen-Sprinter ist ein Edelstahltank mit dem Boden verschraubt, der 990 Kilo medizinischen Flüssigsauerstoff fasst. Aus ihm werden die Kundenbehälter gefüllt, was nicht ohne Zischen vor sich geht. Der Restsauerstoff in den Flaschen entweicht beim Nachfüllen in dicken Dampfwolken über ein Sicherheitsventil nach draussen. Nach fünf bis zehn Minuten ist so eine Gasflasche voll, an der ein Befeuchtergefäss voll destillierten Wassers befestigt ist, durch das der Sauerstoff geleitet wird, bevor er über einen Schlauch und die «Nasenbrille» in die Atemorgane bzw. zu den Schleimhäuten des Patienten gelangt. «Sonst wäre die Atemluft viel zu trocken», erklärt Nadja.

Sie ist Chauffeuse, aber auch «ein bisschen Psychiaterin und Krankenschwester», wobei bei letzterem ihre Vorkenntnisse aus einer abgeschlossenen Pharma-Assistentinnenlehre nützlich sind. So hört sie den Patienten auch mal ein paar Minuten zu, und sie kann Tipps geben im Umgang mit den tragbaren Beatmungsgeräten, den Sauerstoffbehältern, den Schläuchen, die maximal 15 Meter lang sein dürfen… «Ich mag den Umgang mit den Menschen», sagt sie, und es ist deutlich zu spüren – die Menschen mögen den Umgang mit ihr. Die alte Dame in Ehrendingen hat sie schon sehnlichst erwartet: Sie klagt bei der kühlen Bise über Atembeschwerden und ist froh, dass Nadja endlich den frischen Sauerstoff liefert. Die Flasche ist leicht zugänglich, sie steht in der Garage des Einfamilienhauses. Was eben nicht immer so ist – in Baden muss Nadja mit ihrem Rolli den Lift bis in den siebten Stock eines Wohnblocks nehmen. Nicht nur Privatpersonen, auch Alters- und Pflegeheime steuert Nadja regelmässig an – wie etwa den Sonnenblick (Wettingen), einer Abteilung des Regionalen Pflegezentrums in Baden. Das ist nicht ganz einfach erreichbar, zu ihm führt eine enge, steile Strasse hinauf, grade breit genug für den Sprinter, der Wendeplatz ist relativ begrenzt. «Manchmal wünsche ich mir da einen Allrad», meint Nadja, «vor allem im Winter.» Im Sonnenblick gilt es, 45-Liter-Sauerstoffbehälter aus dem Heimdepot zu holen und sie nachzufüllen. Kaum ist das erledigt, herrscht plötzlich Betrieb: Ein Krankentransporter des Spitals Leuggern möchte gerade wegfahren, ein Kastenwagen rollt auf den Platz, der frische Wäsche und das Mittagessen bringt, und Nadja muss manövrieren. In aller Ruhe löst sich das Knäuel, und der nächste Lieferposten wird angesteuert. In Kleindöttingen bringt Nadja zu drei Kunden nacheinander Sauerstoffersatz. Bei der letzten Kundin in Kleindöttingen, die in einem Block wohnt, gibt es keinen Lift – der motorisierte Rolli kommt zum Einsatz. Immerhin wiegen die Sauerstoffbehälter je nach Grösse 90 bis 100 Kilogramm. «Habe ich jedenfalls gehört», meint Nadja.

Danach nähert sich ihr Sauerstofftransporter Zurzach – zwei Patienten sind zu beliefern – der eine in einem Wohnblock (mit Lift) in der Salzstrasse. Er schaut aus dem fünften Stock zu, wie Nadja die Gasflasche befüllt. Die zweite Anlaufstelle ist ein romantisch anmutendes Chalet mit roten Fensterläden und liebevoll gepflegtem Garten oberhalb Zurzachs. Nach 15 Minuten ist die Flasche voll und wieder angeschlossen. Zwischendurch erklärt mir Nadja die Funktionsweise des tragbaren (portablen) Sauerstoffgeräts, das seinem Besitzer erlaubt, auch mal längere Zeit aus dem Haus zu gehen und ihm so etwas mehr Unabhängigkeit und Freiheit zu verschaffen. Die Patienten können es selbst an ihrem grossen Sauerstoffbehälter anschliessen und auffüllen. Ein paar Stunden reicht der Sauerstoff, abhängig davon, wie es eingestellt ist – auf «Dauerabgabe» oder auf «Atemzug». «Auch so etwas liefern wir.»

Der letzte Posten an diesem Tag: das Altersheim in Siggenthal. «Hier muss ich die vier Zweiliterflaschen abliefern, die ich heute morgen bei Messer in Lenzburg geladen habe.» Dorthin geht es anschliessend auch wieder zurück, um – Sauerstoff – zu tanken. (hps)

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Wer gewinnt einen Festivalpass für das Country Festival?

01-Interlaken 2015

(Le texte en français se trouve un peu plus bas, veuillez svp faire défiler la page)

Vom 24. bis 26. Juni findet das beliebte Trucker und Country Festival in Interlaken statt. Wer noch kein Ticket hat, kann mit etwas Glück eins gewinnen. Wir verlosen 10 Festivalspässe im Wert von je 135 Franken, die an fünf Gewinner gehen. Das Programm lässt sich sehen, hier einige Leckerbissen der Country Musik: Carlene Carter, Terri Clark, die Baseballs, die Country Sisters und andere mehr sind angesagt. Für gute Stimmung und feinste Country Musik ist gesorgt.
Wer mitmachen möchte, sendet eine Mail mit dem Vermerk „Ticketverlosung T&C-Festival 2016“ sowie die Postadresse mit Telefonnummer an: Mail an swisscamion@routiers.ch, Fax an 021 706 20 09. Die Gewinner werden persönlich benachrichtigt. (lrs)

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«Tirage au sort des billets du Trucker & Country Festival»

Qui remportera nos billets pour le Trucker & Country Festival d’Interlaken?

02-Interlaken 2015Apprécié de tous, le Trucker et Country Festival d’Interlaken aura lieu cette année du 24 au 26 juin. Ceux qui n’ont pas encore de billets pour le festival pourront en gagner deux avec notre magazine. Cinq heureux gagnants seront tirés au sort et remporteront dix billets d’une valeur de 135 francs chacun. Le programme des concerts sera une nouvelle fois particulièrement attrayant avec Carlene Carter, Terri Clark, les Baseballs, les Country Sisters et encore bien d’autres grands noms de la musique country.

Tous ceux qui souhaitent participer à ce concours sont priés de nous envoyer un e-mail en mentionnant «Tirage au sort des billets du Trucker & Country Festival» et en indiquant aussi bien votre adresse postale que votre numéro de téléphone par e-mail à swisscamion@routiers.ch ou par fax au numéro 021 706 20 09. Nous avertirons personnellement tous les vainqueurs. (lrs)

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A lire dans le Swiss Camion de mai: Océane Minguez, motivée et très attentive

(La traduction en allemand se trouve à la fin du texte en français)

«Mon père est très fier de moi»

IMG_5193-LMApprentie conductrice de camions, Océane Minguez (20 ans) travaille pour l’entreprise genevoise Serbeco. Nous l’avons suivie lors de son déplacement qui l’a menée de ­Genève à Berne et retour.

«Vous allez effectuer un reportage sur Océane? Vous verrez, elle est soigneuse et consciencieuse. Elle aime son travail et apprend vite.» Ces propos, que nous avait confiés un membre genevois des Routiers Suisses, étaient très prometteurs. Force est d’avouer qu’ils étaient parfaitement conformes à la vérité.

Toute seule «comme une grande»
IMG_5176La mission dévolue en ce jour à la jeune apprentie de deuxième année était de transporter 15 tonnes de déchets DCMI depuis le siège de Serbeco, entreprise genevoise spécialisée dans la récolte, le tri et le recyclage de rebuts, jusqu’à la décharge de Teuftal à l’ouest de Berne. Mais que sont donc ces déchets DCMI? «Ce sont avant tout des poussières de chantier», répond Océane. Il s’agit en effet de déchets admis en Décharge Contrôlée pour Matériaux Inertes. C’était la dixième fois qu’elle effectuait ce trajet Genève-Berne et ­retour. Les deux premières fois, elle était accompagnée de M. Bruno Chessel, son formateur chez ­Serbeco. Depuis, elle le fait toute seule «comme une grande». Le ­substantif «grande» n’est cependant pas tout-à-fait exact. «Je suis en fait de petite taille. Du coup, je n’arrive pas à ouvrir les deux battants qui se trouvent à l’arrière de la benne sans que je n’incline auparavant ladite benne», explique Océane.

IMG_5182-LMUn chauffeur de 1,90 m se serait certainement épargné cette manœuvre mais là n’est pas le propos. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de voir qu’Océane apprend correctement son métier. «Et elle apprend vite», nous avait-on dit. Effectivement, contrairement à ces précédentes visites à la décharge de ­Teuftal, aucun machiniste n’est venu cette fois-ci lui indiquer l’endroit exact où elle devait déposer ses déchets. Qu’à cela ne tienne, elle s’est dirigée toute seule, «comme une grande», à proximité du monticule où elle avait déchargé sa «marchandise» la dernière fois. «J’ai déjà bien pris mes marques», relève-t-elle, non sans fierté, tout en observant les gestes du machiniste. Celui-ci l’a rejointe à côté du ­monticule précédemment évoqué au volant d’un rouleau-compresseur Ammann, du nom de l’entreprise dirigée jusqu’en 2010 par Johann Schneider-Ammann, l’actuel président de la Confédération.

«Je suis très fière de mon père»
IMG_5151Océane aime son travail. «Petite déjà, j’adorais accompagner mon père qui effectuait des transports internationaux. J’aimais aussi les paysages qui défilaient devant nous. Etre à l’extérieur au lieu d’être enfermée dans un bureau, c’est le rêve», confie-t-elle sur le chemin du retour lorsqu’un FA18, en phase d’atterrissage, nous dépasse par la droite à proximité de l’aérodrome de Payerne qui longe l’autoroute Berne-Yverdon.

IMG_5147Océane «soigneuse et consciencieuse»? Il suffit de la voir à l’œuvre pour s’en convaincre. Que ce soit lorsqu’elle replie avec soin la bâche qui recouvrait la benne de «son» Mercedes Actros. Ou que ce soit sur l’autoroute où elle respecte scrupuleusement les limitations de vitesse. «Etre consciencieuse, c’est la moindre des choses par rapport à un employeur qui nous fait confiance et qui nous met à disposition un véhicule de cette valeur», relève-t-elle avant d’ajouter que son père est très fier qu’elle ait choisi le même métier que lui. «Moi aussi, je suis très fière de lui. Il m’a non seulement appris à conduire des camions, mais également la voiture et la moto», ajoute Océane qui attend avec impatience le retour des beaux jours afin de ressortir sa Kawasaki Z300: «C’est à son guidon que je me rends au travail quand les conditions ­météorologiques sont bonnes. Sinon, j’utilise ma petite Toyota Yaris.» On comprend aisément son impatience! (Laurent Missbauer)

«Mein Vater ist stolz auf mich»

IMG_5170Die Lastwagenführerinlehrtochter, Océane Minguez (20), arbeitet bei der Genfer Firma Serbeco. Wir begleiteten sie auf einer Fahrt nach Bern und zurück.

Ihr wollt eine Reportage über Océane machen? Ihr werdet sehen: Sie ist sorgfältig und gewissenhaft. Sie liebt ihre Arbeit und lernt schnell.» Diese Hinweise, die uns ein Mitglied der Genfer Sektion der Routiers Suisses anvertraut hat, waren vielversprechend, und sie haben sich als völlig richtig erwiesen. Bei der heute der im zweiten Lehrjahr stehenden Lastwagenführerin-Lehrtochter anvertrauten Fuhre handelt es sich um 15 Tonnen DCMI-Abfall, der vom Sitz der Serbecon in die Deponie Teuftal, westlich von Bern, überführt werden muss.

Die Serbeco ist ein Genfer Unternehmen, spezialisiert auf das Einsammeln, Trennen und Verwerten von Abfall. Was aber genau sind DCMI-Abfälle ? «Vor allem Bauschutt», beantwortet Océane die Frage. Bei den vier Buchstaben handelt es sich um die Abkürzung von «Décharge Controlée pour Matériaux Inertes», was soviel bedeutet wie «Kontrollierte Entsorgung von inertem Material».

Die zehnte Tour
IMG_5176Bereits zum zehnten Mal ist sie auf dieser Tour Genf-Bern unterwegs. Bei den beiden ersten Fahrten wurde sie von Bruno Chessel, ihrem Ausbilder bei Serbeco, begleitet. Seitdem fährt sie allein, «wie eine Grosse». Das Wort «Grosse» trifft allerdings nicht ganz zu: «Ich bin eher klein gewachsen. Deshalb muss ich die Ladebrücke zuerst etwas ankippen, bevor ich die Heckklappe öffnen kann», erklärt Océane.

IMG_5182-LMEin gross gewachsener Chauffeur kann sich ein solches Manöver natürlich ersparen, aber das ist nicht das Entscheidende. Viel wichtiger ist, dass Océane eine gute Ausbildung erhält. «Und sie lernt schnell», sagte man uns. Und das stellt sie heute auch unter Beweis. Im Gegensatz zu den früheren Touren gibt ihr im Teuftal niemand Anweisungen, wo genau sie entladen soll. So fährt sie zielstrebig in die Nähe des Schutthaufens, bei dem sie beim letzten Mal entlud und kippte die Ladung «wie eine Grosse», am richtigen Ort. «Ich kenne meine Plätze», sagt sie nicht ohne Stolz, und beobachtet dabei die Gesten des Maschinisten, der sich inzwischen auf seiner Ammann-Dampfwalze genähert hat, ein Gefährt der gleichnamigen Firma, die bis zum Jahr 2010 durch den gegenwärtigen Bundespräsidenten, Johann Schneider-Ammann, geleitet wurde.

«Ich bin sehr stolz auf meinen Vater»
IMG_5193-LMOcéane liebt ihre Arbeit. «Schon als klein durfte ich meinen Vater auf seinen Auslandfahrten begleiten und genoss die vorüberziehenden Landschaften. Unterwegs sein anstatt eingesperrt in einem Büro – das ist mein Traum», meint sie auf der Rückfahrt, während wir auf der Höhe von Payerne von einer landenden FA18 «überholt» werden.
Océane «sorgfältig und gewissenhaft»? Es genügt, sie an der Arbeit zu beobachten. Sei es beim Verzurren der Blache an der der Ladebrücke «ihres» Mercedes-Benz Actros oder auf der Autobahn, auf der sie die Geschwindigkeitslimiten peinlich genau einhält.

IMG_5151«Gewissenhaftigkeit ist das Mindeste, was man seinem Arbeitgeber schuldet, der einem nicht nur vertraut, sondern auch ein teures Fahrzeug anvertraut», führt sie aus um gleich noch anzufügen, dass ihr Vater sehr stolz auf sie sei, weil sie denselben Beruf ergriffen habe wie er. «Auch ich bin sehr stolz auf ihn. Er brachte mir nicht nur Lastwagen-, sondern auch Auto- und Motorradfahren bei», erklärt Océane, die übrigens kaum das schöne  Wetter erwarten kann, um ihren Kawasaki Z300 hervorzuholen: «Bei schönem Wetter fahre ich mit ihr zur Arbeit, sonst halt mit meinem kleinen Toyota Yaris.» Ihre Ungeduld ist verständlich! (Laurent Missbauer)

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A lire dans le Swiss Camion d’avril: une journée avec Michael Nützi

(La traduction en allemand se trouve à la fin du texte en français)

La tournée de sel de Michael NütziDSC_7885

L’hiver était encore bien présent le 8 mars lorsque nous avons accompagné Michael Nützi (39 ans) qui était chargé de répandre du sel sur le réseau autoroutier.

Pour répandre du sel, à raison de 9 grammes par m2, sur le tronçon entre le Centre d’entretien de Spiez et Berne (50 km aller/retour), les quatre saleuses du centre nécessitent 25 tonnes de sel. Avec son camion-silo, Michael Nützi en apportera quasiment le double et déchargera sa marchandise dans deux grands silos contenant chacun quelque 200 tonnes de sel. Il est 5 h du matin lorsque Michael Nützi quitte le site de son employeur, l’entreprise Giezendanner à Rothrist. Sa tournée de 500 km comprend deux déchargements et un chargement. Sa semi-remorque silo de 37 m3 avait déjà été chargée avec 29 tonnes de sel la veille.

De gros flocons de neige
Ce matin-là, l’hiver marquait son retour avec de gros flocons virevoltant devant le pare-brise. Plus nous nous rapprochions du lieu de déchargement et plus il neigeait, à tel point qu’un manteau blanc commençait à recouvrir le paysage. Pour le moment, l’autoroute A6 était encore plus ou moins noire et notre camion, un MAN TGS de 430 ch filait droit vers l’objectif. Un TGS? «Un tracteur dont le poids a été optimisé», précise Michael Nützi. «Même si parfois, nous préférerions pouvoir disposer d’un moteur plus puissant car nous roulons à 40 tonnes. Et la grande cabine serait aussi plus belle. Mais n’oublions pas que chaque kilo compte», ajoute judicieusement ce chauffeur qui n’a pas besoin de me dire qu’il est un inconditionnel de MAN. Sa cabine, ses sièges et ses vitres arborent tous le logo MAN!
Le camion roule lentement en arrivant au centre d’entretien de l’autoroute. Michael Nützi manœuvre avec son semi-remorque afin de le placer à proximité du tuyau de ­raccordement. «A partir de maintenant, il ­faudra attendre entre 45 minutes et une heure pour que le déchargement soit terminé», m’avertit-il avant de connecter le tuyau au manchon du silo installé sur la semi-­remorque, de mettre en route le compresseur et de lancer la procédure de pompage. «Nous pompons le sel avec une pression de deux bars environ». Les conduites d’air du véhicule ne tardent pas à chauffer, ce qui permet de se réchauffer les mains! Appréciable avec le temps froid (0°C) et humide DSC_7918qu’il fait ce matin. De temps à autre, au fur et à mesure que le silo se vide, Michael Nützi tape avec son marteau en caoutchouc sur le silo afin de faire tomber le sel qui ­s’accroche aux parois. Plus le silo se vidait et plus il commençait à faire jour.

Un chargement très rapide
Nous avons ensuite repris la route après avoir pris notre pause réglementaire au ­restoroute de Münsingen. Direction Möhlin, en passant par le massif du Belchen afin de rejoindre les salines de Riburg où le ­deuxième chargement du jour nous attendait. «Là-bas, tout va très vite. Il ne faut pas plus de huit minutes pour remplir le silo et l’intégralité de la procédure de chargement ne prend qu’un quart d’heure. Je dois simplement me placer sous le tuyau de chargement, relever la rampe au-dessus du véhicule, introduire les données (n° du mandat, n° de client et n° des plaques du véhicule), aller chercher une signature et c’est tout», explique-t-il.
Après avoir grimpé sur le silo, Michael Nützi ouvre deux couvercles et place le tuyau de chargement de manière précise sur la première ouverture. Le sel tombe alors dans le premier compartiment du silo qui se remplit rapidement. Il répète ensuite l’opération sur la deuxième ouverture. Bien que ce sel de ­couleur blanche ressemble au sel de cuisine, il ne peut pas être utilisé à des fins alimentaires car il est dénaturé.

Trois à quatre heures de queue!
Le dôme qui se situe juste à côté de la station de chargement peut contenir jusqu’à 70 000 tonnes de sel. Et comme cette réserve n’est pas suffisante pour couvrir les besoins lors des hivers rigoureux, les salines de Riburg ont fait construire un second dôme (Saldome 2) qui permet de stocker 100 000 tonnes de sel. «Aujourd’hui, c’est une journée tranquille, mais il en va parfois différemment», note Michael Nützi. «Durant les vrais hivers, nous formons parfois jusqu’à trois équipes pour acheminer le sel et, à Möhlin, les camions font parfois la queue pendant trois ou quatre heures avant de pouvoir charger.» Et pendant l’été? «Je transporte du ciment, avec le même véhicule!» (hps)

Zückerli-Tour mit Streusalz

DSC_7941Ein bisschen Winter Anfang März (8.3.): Da war Streusalz gefragt. Giezendanner-Chauffeur Michael Nützi (39) hatte einen Auftrag für den Autobahnwerkhof Spiez.

Die vier Streufahrzeuge des Werkhofes Spiez brauchen beim Auftragen von etwa neun Gramm pro Quadratmeter für die Strecke vom Werkhof bis Bern retour – rund 50 Kilometer – 25 Tonnen Salz. Etwa zweimal soviel brachte Michael mit seinem Silofahrzeug zum Werkhof, wo zwei grosse Holz-Silos mit je rund 200 Tonnen Fassungsvermögen stehen. Um fünf Uhr startete Nützi in Rothrist vom Giezendanner-Hof. «Das gibt eine Zückerli-Tour», prophezeite er, während er vorsichtshalber noch einmal auftankte, und meinte damit nicht die Salzladung, sondern die Kilometer, die vor uns lagen – rund  500. Und nur zweimal abladen und einmal beladen. Denn der Siloauflieger mit 37 Kubikmeter Fassungsvermögen war bereits mit 29 Tonnen vorgeladen, als er auf die Reise ging – nach Spiez also zuerst.

Es herrschte eindeutig Winter, dicke Schneeflocken wirbelten vor der Windschutzscheibe. Je mehr sich der Lastwagen seinem Ziel näherte, um so mehr schneite es. Und die Landschaft begann sich in eine weiss gepolsterte Winterwelt zu verwandeln. Die A6 indes war noch ziemlich schwarz. Die Zugmaschine, ein MAN TGS mit 430 PS, tuckerte vor sich hin. Ein TGS? «Ein gewichtsoptimierter Leichtschlepper», erklärte Michael. «Manchmal wären mir aber ein stärkerer Motor lieber, immerhin haben wir 40 Tonnen zu bewegen. Und die grosse Kabine wäre auch schöner. Aber eben, jedes Kilo zählt hier», bemerkte der Chauffeur, der sich nicht als MAN-Fan outen musste, denn die Ausstattung der Kabine, die Sitzbezüge mit MAN-Logo und die Aufkleber in den Ecken der Seitenscheiben sprachen für sich. Der Truck rollte langsam in den Werkhof, der  noch im Dämmerschlaf zu liegen schien.

Michael manövrierte den Siloauflieger in die Nähe des Schlauchanschlusses. «Jetzt dauerte es ungefähr 45 Minuten bis zu einer Stunde, bis wir entladen haben», sagte er, bevor er den Verbindungsschlauch an der Muffe des Silofahrzeugs und dann am Schlauchanschluss des Hochsilos einklinkte, den Kompressor anwarf und den Pumpvorgang einleitete. «Wir pumpen mit etwa zwei Bar.» Schnell erhitzte sich die Luftleitung am Fahrzeug: Gut zum Händewärmen bei dem Wetter. Es herrschten um die null nasskalte Grad. Ab und an, je mehr sich der Silo leerte, klopfte Michael mit dem Gummihammer an die Seitenwände, damit sich am Metall haftende Auftausalzreste auch lösten. «Es ist nicht ganz trocken, hat etwa 1,5 Prozent Feuchtigkeitsanteil», erklärte er. Und je mehr sich der Silo leerte, um so tagheller wurde es.

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Wenig später rollte der MAN zurück – nach der vorgeschriebenen Pause in der Raststätte Münsingen – in Richtung Möhlin über den Belchen zu den Schweizer Salinen Riburg, wo die zweite Ladung des Tages wartete. «Das geht dort sehr schnell, sagte Michael. «Innert acht Minuten ist der Transportsilo beladen, und in etwa einer Viertelstunde der ganze Ladevorgang abgeschlossen. Ich muss nur unter den Beladeschlauch fahren, das Geländer auf dem Fahrzeug hochklappen, Auftragsdaten, Kundennummer und Fahrzeugkennzeichen eingeben und noch eine Unterschrift abholen, und fertig.»
Auf dem Silo öffnete Michael zwei Domdeckel und steuerte den Befüllschlauch präzise über den ersten, vorderen. Das Salz rieselte in die Tiefen des Silotanks, der sich schnell füllte. Wenig später auf den hinteren Dom umgehängt, und auch der hintere Teil des Transportsilos war in Kürze voll. Obwohl das Salz weiss ist, entfernt aussieht wie Speisesalz und auch genau so schmeckt, ist es ungeniessbar und nicht zum Verzehr geeignet, da denaturiert. Es lagert in Massen, bis zu 70 000 Tonnen, im gewaltigen Dom gleich neben der Ladestation, unter der sich drei weitere Silofahrzeuge eingefunden haben. Und weil der Vorrat bei schneereichen, langen Wintern längst nicht mehr ausreicht, ist in den Salinen ein zweiter Dom (Saldome2) erstellt worden, der 100 000 Tonnen Auftausalz fasst.

DSC_7984«Das ist heute ein richtiger Zückerli-Tag und bei weitem nicht immer so», sagte Michael abschliessend. In einem richtig harten Winter fahren wir manchmal in drei Schichten und zum Laden stauen sich die Trucks in Möhlin schon mal bis zu drei, vier Stunden. Und im Sommer? «Da fahre ich mit diesen Auflieger Zement.» (hps)

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